Sainte-Pazanne : des traces de métaux dans les cheveux des enfants


Mardi 1 octobre 2019 à 8:48 –

Par Marion Fersing,



Les cheveux de 21 enfants du secteur de Sainte-Pazanne ont été analysés après l’annonce des cas groupés de cancers pédiatriques au printemps dernier. Les résultats étonnent jusqu’au laboratoire qui a fait les tests.Les parents du collectif « Stop aux cancers de nos enfants » espèrent un jour savoir ce qui les a rendus malades (photo d’archives) © Maxppp -Sainte-Pazanne, FranceDepuis les révélations sur les cas groupés de cancers pédiatriques dans le secteur de Sainte-Pazanne – 17 enfants et jeunes adultes sont tombés malades entre 2015 et 2019 – les parents du collectif Stop aux cancers de nos enfants essaient de comprendre.Jusqu’à 36 métaux découvertsEn juin dernier, des analyses ont été réalisées sur les cheveux de 21 enfants. On vient d’en avoir les résultats. Un tiers des enfants a suffisamment de métaux dans l’organisme pour que ce soit toxique. Ce qui fait dire à Matthieu Davoli, le responsable du laboratoire  ToxSeek urgence qui a fait ces tests que les résultats sont « inédits ». Une situation que nous n’avions jamais vue auparavant« Nous avons recherché 46 métaux », explique Matthieu Davoli. « Et chez certains des enfants, 36 métaux ont été identifiés à des niveaux à surveiller où à risque. C’est une situation que nous n’avions jamais vue auparavant. Un profil moyen va avoir 5-6 métaux présents, dont un à risque au maximum ». Chez les enfants de Sainte-Pazanne, le laboratoire a trouvé : du plomb, du mercure, de l’uranium, du cadmium, du strontium aussi. « Et des terres rares qui sont plutôt utilisées dans l’informatique ou certains téléphones », poursuit le responsable du laboratoire.Pour en savoir plus, il faudrait une étude dans un périmètre beaucoup plus largePour l’instant, impossible de savoir d’où viennent ces métaux« Il faudrait tester d’autres métaux, peut-être dans un périmètre beaucoup plus large pour pouvoir aller plus loin dans les données et peut-être trouver un lien de causalité », conclut Matthieu Davoli. 

Là franchement on est dans une société à la dérive. Le cancer n’est pas faute à pas de chance! Cela suffit de nous rabâcher qu’on le soigne bien, qu’on vit plus vieux, quel avenir va-t-on laisser à nos gosses, quelle souffrance quelle amertume! L’inconscience voulue de nos « responsables ».

C’est tout un système de consommation et d’économie qu’il faut remettre en cause tout simplement Chantal L’HOIR pour l’AFMT