Premier cas de dengue autochtone en Auvergne-Rhône-Alpes : faut-il s’inquiéter en Isère ?

Mercredi 25 septembre 2019 à 10:29 – Par Véronique SaviucFrance Bleu Isère

Un habitant du Rhône a développé la dengue alors qu’il n’avait pas fait de voyage lointain. C’est le premier cas de dengue « autochtone » dans la région. L’Agence Régionale de Santé s’inquiète de l’extension du moustique tigre et appelle la population à éliminer les soucoupes d’eau stagnante.

Le moustique tigre, vecteur de la Dengue
Le moustique tigre, vecteur de la Dengue © Maxppp – CHRISTINE PALASZ

Isère, France

Le moustique tigre , originaire d’Asie, gagne du terrain en France. Il est largement présent en Isère, ce qui inquiète les autorités sanitaires. Car en plus des désagréments qu’il cause à la population, il peut être porteur de la dengue, du chikungunya  et d’autres virus.

Plusieurs cas de dengue « importée » avaient déjà été diagnostiqués dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et notamment à Seyssinet-Pariset en Isère. Tous les malades revenaient d’un voyage lointain. Mais à Caluire-et-Cuire près de Lyon, le patient n’avait pas fait de voyage. Il a probablement été piqué par un moustique tigre contaminé après avoir piqué un autre malade. C’est ce l’on appelle un cas « autochtone », le premier dans la région.

Faut-il s’inquiéter de ce cas de dengue autochtone en Isère ?

Non, répond Bruno Morel, directeur délégué à l’Agence Régionale de la santé, ce qui est plus inquiétant, c’est l’extension du moustique tigre qui gagne du terrain partout. 

Quand un cas de dengue est détecté, une grosse opération de démoustication est menée, comme on l’a vu fait août à Seyssinet-Pariset. Mais il faut aussi que chacun contribue à la lutte contre l’extension du moustique, rappelle le directeur délégué de la santé à l’ARS : « Il y a des mesures qui sont à la portée de tout un chacun. C’est un moustique qui a la particularité de vivre près des maisons et qui pond dans des toutes petites collections d’eau, des coupelles de pots de fleur, des gouttières mal entretenues, des troncs d’arbre. Il faut bien entretenir son jardin et éliminer ces points d’eau stagnante pour prévenir l’implantation du moustique près de son domicile ». 

Comment reconnaître les symptômes de la dengue ? 

« Il y a  heureusement de nombreuses formes sans symptômes », précise Bruno Morel. « Mais quand il y a des symptômes, les signes ne sont pas forcément spécifiques : des fortes fièvres, des maux de tête, des douleurs articulaires et musculaires, parfois des éruptions cutanées. Et dans un très faible nombre de cas, environ 1 % des cas,  elle peut se compliquer et devenir très, très grave, avec des complications hémorragiques. Il faut bien sûr consulter son médecin qui fera la différence entre une grippe et la dengue, les symptômes se ressemblent. Et il faut évidemment se protéger contre les piqures de moustique. »