Santé Canada évalue la NDMA dans la ranitidine

Santé Canada évalue la NDMA dans la ranitidine

Photo: Getty Images/iStockphoto(Photo iStock Photos)

Santé Canada informe les Canadiens qu’il est au courant qu’une impureté, la N-nitrosodiméthylamine (NDMA), a été détectée dans certains médicaments contenant de la ranitidine. Santé Canada évalue attentivement la situation, en collaboration avec d’autres organismes de réglementation à l’échelle internationale. Le Ministère prendra des mesures s’il y a lieu et tiendra les Canadiens informés.

La NDMA est classée parmi les agents cancérogènes possibles pour l’humain, ce qui veut dire qu’une exposition à long terme à des concentrations dépassant celles jugées sûres pourrait accroître le risque de cancer. Nous sommes tous exposés à de faibles concentrations de NDMA, que l’on trouve dans certains aliments (comme les viandes, les produits laitiers et les légumes) et dans l’eau potable. La NDMA ne devrait pas avoir d’effets nocifs en cas d’ingestion à de très faibles concentrations.

Au Canada, la ranitidine est offerte en vente libre (entre autres, sous le nom de marque Zantac et en versions génériques) et sur ordonnance (en versions génériques). Les médicaments à base de ranitidine en vente libre sont approuvés pour prévenir et soulager les brûlements d’estomac associées à l’indigestion acide et l’aigreur d’estomac. Les médicaments d’ordonnance à base de ranitidine sont utilisés pour réduire l’acide gastrique ainsi que pour traiter et prévenir diverses affections, comme les brûlements d’estomac, les ulcères à l’estomac ou à l’intestin et le reflux gastro-œsophagien (RGO) pathologique.

Il y a au Canada un grand nombre de médicaments d’ordonnance et de médicaments en vente libre qui sont homologués pour le même usage que la ranitidine ou pour un usage semblable. Toute personne qui cherche d’autres options de traitement devrait en parler avec son médecin ou son pharmacien. Les personnes qui prennent la ranitidine sous ordonnance ne devraient pas cesser de la prendre à moins d’avoir discuté d’autres traitements avec leur fournisseur de soins de santé. Les risques associés à une maladie non traitée peuvent être plus graves que ceux associés à l’exposition à la NDMA.